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Avec :
Andrew Scott (colonel James Stagg), Brendan Fraser (general Dwight D. Eisenhower), Kerry Condon (Kay), Chris Messina (Irving P. Krick), Damian Lewis (Bernard Montgomery).
Anthony Maras est un scénariste et réalisateur né en 1981 et originaire d’Australie. Après des études de cinéma en Californie, il réalise des courts dont certains seront primés, avant de tourner Attaque à Mumbaï (sur les attentats de 2008 à Bombay) en 2018. Pressure est son second film, centré sur une histoire vraie.
Résumé :
Juin 1944 - Alors que les Alliés s’apprêtent à lancer, depuis l’Angleterre, sur les côtes normandes, le plus grand débarquement jamais organisé, une violente tempête menace de faire échouer l’opération. Le général Eisenhower et le colonel britannique James Stagg, météorologue, vont décider du sort de la guerre.
Analyse :
Décidemment la Deuxième Guerre mondiale et plus précisément les querelles entre personnes lors de la préparation du jour J sont à la mode en cette année 2026. Après les deux films sur le général de Gaulle d’Antonin Baudry, voici un film qui oppose un météorologiste anglais, James Stagg, flegmatiq6ue comme il se doit, et le commandant suprême, l’Américain Dwight Eisenhower, autoritaire et colérique. Tous deux sont confrontés à l’incertitude des prévisions du temps qu’il fera lors du D Day, d’abord fixé au 5 juin 1944. Le sort de la guerre dépend des décisions qui seront prises. La tempête étant confirmée, Eisenhower accepte de décaler l’attaque au 6 juin. « Pressure aborde des thèmes importants dans le monde divisé dans lequel nous vivons : le coût du changement climatique, les risques que l’on encourt à ignorer les forces de la nature. C’est une mise en garde. Nous aurions besoin de plus de chefs d’État diplomates, respectueux et stratèges comme Eisenhower », a souligné Brendan Fraser lors du festival du film américain de Deauville.
Pressure peut avoir deux significations : la pression atmosphérique bien sûr d’une part et la pression morale sur les épaules des deux protagonistes, très bien interprétés par Andew Scott et Brendan Fraser, d’autre part. La réunion où le météorologue tient tête, envers et contre tout, à l’aéropage d’officiers qui lui font face et ont envie de croire qu’il fera beau est impressionnante. Le colonel Stagg lui doit se battre également contre les théories dépassées de son collègue américain qui se contente de comparer les fluctuations de la météo dans le passé. Il appelle à s’en tenir aux faits, en bon scientifique. Et le fait que l’on connaisse le dénouement – le débarquement réussi et la France libérée en deux mois- n’enlève rien au suspense et à l’intérêt de la confrontation entre l’homme de science et le grand militaire.
Jean Wilkowski
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